Harry Potter 1 à 7 - le Prisonnier d'Azkaban

Harry Potter 1 à 7 - le Prisonnier d'Azkaban
Great Saiyen-Man
Digital Québec

Le troisième épisode de la série Harry Potter marque un grand changement au niveau artistique, la franchise tombe dans un territoire plus sombre que ce que nous avons vu précédemment. C’est aussi un changement majeur au niveau de la façon que l’adaptation est interprétée.

Bien qu'il fasse toujours la production, Chris Columbus a maintenant remis les rênes de la direction à Alfonso Cuarón (Children of Men) et c'est un grand pas pour la série. Le film de Cuarón est plus sombre, un peu plus sinistre et même plus mélancolique. Comme ses prédécesseurs, certains éléments sont importants pour la conclusion finale de la série, mais celui-ci est assez fondamental, car on commence à en savoir davantage sur les liens familiaux d’Harry, mais surtout, on découvre des nouvelles facettes émotives du personnage. Bref, il est fondamental de visionner ce volet, sinon vous allez être assez mêlé pour les volets suivants.

Le récit, cette fois-ci raconté au travers des yeux d’Harry, c’est-à-dire qu’on interprète seulement ce que le personnage principal veut nous montrer et nous faire penser, au détriment des autres personnages. Toujours dans un « mode » introduction, on découvre de nouveaux éléments magiques qui viennent, cette fois-ci, de l’extérieur, mais tout comme le second épisode, on n’est pas accablé par des éléments de préambule.

Voici un résumé du volet:

Sirius Black, un dangereux criminel, s'est échappé du pénitencier d'Azkaban, la terrible prison des sorciers, dans le but de retrouver Harry Potter. Le jeune orphelin, qui entre maintenant en troisième année à l'école de sorcellerie de Poudlard, fait dès lors l'objet d'une surveillance attentive : Black, qui aurait livré les parents d'Harry à Voldemort, voudrait en effet le tuer.

Critique:

L’arrivée de Alfonso amène un nouveau vent de fraîcheur à la franchise et c’est ce qui permet à la série de livrer son plus beau film d’Harry Potter à ce jour. Cuarón nous montre un Poudlard beaucoup plus menaçant, il y a beaucoup de belles touches visuelles, je pense au Saule Cogneur qui est habillement utilisé pour faire les  transitions entre les différentes saisons. Encore une fois, le film est magnifiquement tourné et les effets sont toujours aussi efficaces, mais la « barre de qualité » a atteint une hauteur inimaginable avec cet épisode. C’est tout en l’honneur du nouveau réalisateur d’avoir pensé aux pantins pour les détraqueurs, au lieu d’utiliser les nouvelles technologies numériques.

Nette amélioration au niveau sonore, John Williams nous livre des trames beaucoup plus inspirées et solidement composées. Je pense que sa musique est la plus forte qu'il a écrite pour l'un des films. Il ne faut pas oublier que Williams est un grand compositeur et qu’il a composé pour de nombreux grands films. Il lui fallait peut-être une petite poussée nécessaire pour le réaliser.

Pour ce qui est de la distribution, les jeunes acteurs ont continué à s'améliorer et ils commencent à démontrer un certain talent, je crois qu’ils réussissent à être naturels et convaincants. Il faut dire qu’une franchise comme celle-ci repose lourdement sur les jeunes comédiens. D'ailleurs, les nombreux jeunes acteurs ont montré une fiabilité que je n’aurais pas attendue. Comme d’habitude, les nouveaux venus sont tous géniaux. Gary Oldman est splendide dans le nouveau personnage de Sirius Black. Avec une approche différente, Michael Gambon nous livre un nouveau Dumbledore plus dynamique, mais tout aussi efficace.

Pour conclure, le prisonnier d'Azkaban est un film beaucoup plus fort que ses prédécesseurs. Laissant les détails minutieux du livre de côté, les cinéastes ont judicieusement mis l’accent sur les personnages et l’histoire. Pour moi il s’agit du meilleur de la série, jusqu’à présent, il sera difficile d’avoir un  niveau de qualité aussi élevé pour les prochains. Il aurait été intéressant de voir si Cuarón aurait été plus loin pour les autres films de la série d’Harry Potter.

Quelques indices pour le septième film:

  • Sirius Black
  • Le professeur de divination
  • Les animagus
  • La carte du maraudeur
Dernière mise à jour: 15 novembre 2010 à 00:00

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